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Les erreurs que font souvent les vendeurs de la diaspora (et comment les éviter)

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Vendre un bien immobilier en RDC lorsqu’on vit à l’étranger n’est pas une mauvaise idée.
Au contraire, cela peut être une excellente décision financière.

Mais dans la réalité, beaucoup de membres de la diaspora commettent des erreurs qui leur font perdre du temps… et parfois beaucoup d’argent.

Voici les plus fréquentes.

1️⃣ Confier la vente à “un proche” sans stratégie claire

C’est la première réaction :
“Je vais donner la parcelle à mon cousin, il va gérer.”

Au départ, tout semble simple. Mais après quelques mois :

  • Pas de vraies visites

  • Pas de suivi sérieux

  • Aucun retour structuré

  • Prix mal communiqué

Résultat : le bien reste bloqué.

Un proche n’est pas forcément formé à :

  • Positionner un prix correctement

  • Négocier face à un acheteur expérimenté

  • Filtrer les personnes non solvables

La bonne intention ne remplace pas une stratégie professionnelle.

2️⃣ Fixer un prix basé sur l’émotion

Beaucoup de vendeurs diaspora pensent :

“J’ai construit ça avec beaucoup de sacrifices, ça vaut au moins 250 000 $.”

Mais le marché ne fonctionne pas à l’émotion.

Un exemple concret :
Un propriétaire à Bruxelles voulait vendre sa maison à Kinshasa à 300 000 $.
Après 8 mois sans offre sérieuse, il a accepté 215 000 $.

Pourquoi ?
Parce que le prix initial était déconnecté du marché.

Un bien mal positionné perd du temps… et finit souvent par se vendre moins cher.

3️⃣ Sous-estimer l’importance de la présentation

Depuis l’étranger, on ne voit pas toujours l’état réel du bien :

  • Peinture défraîchie

  • Fissures visibles

  • Cour mal entretenue

  • Photos prises au téléphone rapidement

Un acheteur local compare plusieurs biens.
Si la présentation n’est pas soignée, il passe au suivant.

Un simple rafraîchissement ou de bonnes photos peuvent faire une énorme différence.

4️⃣ Laisser les négociations se faire sans cadre

Un scénario classique :

L’acheteur appelle directement.
Il discute, promet, négocie…
Puis disparaît.

Ou pire : il manipule la situation pour faire baisser fortement le prix.

Sans filtre ni stratégie, le vendeur diaspora se retrouve souvent en position de faiblesse.

5️⃣ Ne pas sécuriser l’aspect administratif dès le départ

Beaucoup attendent d’avoir trouvé un acheteur pour vérifier les documents.

Erreur.

En RDC, les questions administratives peuvent retarder — voire bloquer — une vente :

  • Problème de certificat

  • Conflit familial non réglé

  • Mauvaise identification du propriétaire légal

Plus on vérifie tôt, plus on sécurise la transaction.

6️⃣ Penser que “ça va se vendre tout seul”

Le marché immobilier en RDC n’est plus celui d’il y a 15 ans.

Aujourd’hui :

  • Les acheteurs comparent

  • Ils négocient davantage

  • Ils veulent des garanties

Sans visibilité ciblée ni stratégie claire, un bien peut rester longtemps sur le marché.

Ce qu’il faut retenir

Vendre depuis l’étranger est totalement possible.
Mais cela demande :

✔️ Une vraie stratégie de prix
✔️ Une bonne présentation
✔️ Un filtrage sérieux des acheteurs
✔️ Une sécurisation administrative
✔️ Une négociation structurée

Ce n’est pas seulement une question de mettre un bien en vente.
C’est une question de méthode.

En conclusion

Si vous vivez à l’étranger, votre bien en RDC représente :

  • Un investissement

  • Un héritage

  • Une source de liquidité

Il mérite une approche professionnelle.

Parce qu’une vente mal gérée peut vous coûter beaucoup plus que des frais d’accompagnement.